7 clés pour lutter contre la difficulté scolaire

Mis à jour : 26 janv. 2019


Dernièrement, j'ai découvert un article très intéressant chez maitresseuh. Cet article s'intitulé "4 piliers pour aider les élèves à développer le meilleur d'eux-même, avec Camille". Camille est, quant à elle, professeur des écoles et art-thérapeute. L'article est à découvrir ici. Camille explique ainsi "qu'un enfant dit "en difficulté scolaire" est souvent un enfant "empêché de penser" qui a avant tout besoin de sécuriser et d'enrichir son monde intérieur."

Même constat de mon côté. Les raisons cet "empêchement de penser" étant variées et dépendantes de plusieurs facteurs, mais je ne vais pas toutes les évoquer aujourd'hui. La démarche de Camille s'articule autour de quatre axes : - L’expression libre à travers l'art plastique,

- Le développement de l'intelligence émotionnelle,

- La lecture de contes

- Les ateliers philosophiques.

Cette démarche me parait excellente et censée. Je vous propose cependant d'étayer tout cela en vous indiquant 7 clés pour bien apprendre (celles-ci sont bien sûr à compléter lorsque l'enfant a un profil particulier).

1- L'expression libre


Allons au-delà de l'art plastique. Pourquoi se limiter à une approche ? Il me semble indispensable de proposer à l'enfant, et plus particulièrement à l'enfant "empêché de penser" de créer, s'exprimer en créant. Aucun jugement. Des outils sont mis à la portée de l'enfant qui créé librement. Outils pour dessiner. Outils pour chanter ou jouer de la musique, particulièrement important pour les enfants à dominante auditive. Outils pour bouger/danser, important pour les enfants à dominante kinesthésique. Outils pour écrire, important pour les enfants à dominante linguistique (outil pour les intelligences multiples là).

2- La gestion des émotions


Lorsqu'on accompagne des enfants, en particulier des enfants en difficulté et des enfants à profil particulier, il est impressionnant de constater à quel point l'émotionnel a un impact fort sur les apprentissages. Ainsi un enfant avec un grand potentiel peut se trouver totalement bloqué, faute d'avoir identifié et géré ses émotions. L'expression libre est un premier moyen de libérer ses émotions. Celle-ci ne résout cependant pas le souci d'identification et c'est pourquoi je recommande vivement d'utiliser des petites cartes des émotions, comme, par exemple, celles de Bougribouillons (clic là).

3- L'identification


Parfois, identifier et accepter ses émotions est très difficile. Difficile parce que nous n'avons pas tous les mêmes facilités à identifier nos émotions, mais également intellectuellement difficile car il s'agit alors d'admettre qu'on ressent telle ou telle émotion. C'est sans doute pourquoi Camille invite à la lecture de contes. C'est la raison pour laquelle certains enfants "se débloquent" après discussion/identification à quelqu'un dont ils sont proches. C'est également la raison pour laquelle j'ai choisi de réaliser des kits avec des enfants et notamment une enfant à haut potentiel ET dys. Lien ici (les 7 clés présentées sont de toute façon centrales dans nos outils).

4- Le droit à l'erreur


Le quatrième axe développé par Camille est celui des ateliers philosophiques. Une fois encore, je suis moi aussi persuadée de leur utilité. Avec ces ateliers, bien des points peuvent être abordés. Je n'en fais cependant pas une clé essentielle. Pour ma part, je pense qu'il est indispensable que l'enfant s'accorde le droit à l'erreur. Combien d'enfants s'interdisent ainsi d'essayer par peur de se tromper ? Pour aller plus loin, je vous invite à lire ou relire mon article "Echec ou expérience ?".

5- Le droit d'avancer à son rythme


Un point essentiel et, hélas, trop souvent sous-estimé. Si vous me suivez depuis un moment déjà, vous savez combien la question du rythme est indispensable pour moi.  Chaque enfant apprend à son rythme. Les enfants parlent, marchent à des âges différents. Et pourtant, l'arrivée à l'école sonne le règne des petites cases, de l'importance de suivre une progression type alors que les enfants sont rarement "types". L'arrivée des cycles dans l'Education nationale a été un véritable pas en avant : enfin, on comprenait qu'un enfant pouvait avoir besoin de plusieurs années pour acquérir certaines compétences. Le problème est que, plus le temps passe, plus les petites cases se multiplient. Or, un enfant pas encore prêt qui se voit infliger une étiquette de "en difficulté" subit l'effet Pygmalion inversé.

6- Le besoin d'observer


L'enfant "en difficulté" devient souvent un enfant agité. Perturbé émotionnellement, plus encore s'il a besoin de bouger et ne le peut pas, il devient très agité. L'enfant ne sait plus où "poser son regard". On parle beaucoup aujourd'hui de méditation et c'est une bonne chose. Pourtant, certaines méditations produisent l'effet inverse chez certains enfants. Ils se sentent de nouveau "contraints", "limités". Aussi je vous indique une alternative : le "ici" et "maintenant". Pendant une semaine (bien entendu, si l'habitude dure, ce sera encore mieux), chaque matin ou chaque soir, ouvrez la fenêtre ou mieux encore, sortez. Observez alors un paysage naturel et invitez-le à porter son regard sur un point précis, un point qu'il trouve particulièrement beau. Il peut le commenter, le photographier. Il vit. Si vous n'avez aucun paysage naturel (un bâtiment en béton n'aura pas le même effet), qu'il est compliqué de sortir chaque jour pour découvrir un parc, choisissez une vidéo ou une magnifique image de paysage naturel. Observez. Invitez -le à ressentir ce qui se passe en lui, sans nécessairement parler.

7- L'intérêt


Sans intérêt, l'apprentissage risque d'être compromis... La semaine dernière, nous vous en parlions et nous vous indiquions quelques clés ici.


Merci d'avoir lu cet article et à bientôt !

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