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Comment répondre aux questions existentielles d'un jeune enfant à haut potentiel ?


enfant à haut potentiel qui se pose des questions existentielles

Un des plus grands défis rencontrés par les parents d'enfant à haut potentiel est de répondre à leurs questions existentielles.


Trois types de difficultés lorsque l'enfant à haut potentiel se pose des questions existentielles.

En effet, la difficulté est triple :

  • il s'interroge souvent très jeune,

  • sa gestion des émotions est souvent difficile

  • et l'enfant à haut potentiel se contente rarement d'une réponse simple.

Pour lui répondre, il convient donc de tenir compte de ces trois particularités.


Si votre enfant se pose des questions existentielles et/ou s'il est très sensible sans être à haut potentiel, vous trouverez également des éléments de réponse dans cet article. Etant donné que les questions peuvent être variées, mais que certaines questions sont plus fréquentes, nous proposons deux exemples et des éléments de réponses.


Exemple d'interrogation existentielle précoce : "Mon enfant de 2 ans s'inquiète à propos de la mort, comment lui répondre ?"

En principe, les enfants commencent à se poser des questions sur la mort autour de 5 ans et à vraiment réaliser que celle-ci est irréversible autour de 8/9 ans. Or les petits à haut potentiel s'interrogent beaucoup plus tôt et certains portent encore des couches lorsqu'ils réalisent qu'on ne revient pas lorsqu'on est mort.

Comme bien d'autres parents, je suis passée par là et c'est très perturbant d'avoir un tout petit qui soudain ne veut plus dormir par crainte de mourir. Comment lui répondre ? Comment le rassurer ?

Certains d'entre nous réagissent avec leur foi et expliquer ce que leur religion précise.

Certains peuvent parler de "grand sommeil" ou "grand dodo", ce qui est souvent encore plus problématique pour le petit qui avait déjà peur de dormir et qui n'était pas encore parvenu à exprimer cette crainte. Il convient alors de préciser que ce "sommeil" là n'a rien à voir avec le sommeil repos et que l'enfant peut se reposer tranquillement. Les plus anxieux ne se contenteront cependant pas de cette réponse. Ainsi ma petite fille de 2 ans 1/2 était particulièrement agitée et bien déterminée à dormir le moins possible, au cas où.


Pour accompagner l'enfant qui a peur de la mort, plusieurs pistes de réflexion :

  • s'armer de patience : il faudra du temps pour qu'il puisse se rassurer, lui permettre d'exprimer ce qu'il a à exprimer et lui permettre de poser ses questions.

  • parler de sa foi ou bien parler de différentes croyances sur la mort afin de lui permettre de se faire sa propre opinion. Ne pensez pas qu'il est trop petit : même s'il a 2, 3 ou 4 ans, il est déjà capable de réaliser qu'on ne revient pas de la mort, il a donc besoin de réfléchir à ce qui peut se produire ensuite.

  • parler du cycle de la nature : les petits sont souvent très attirés par le cycle de la vie et ils peuvent l'observer à leur échelle. Ainsi une graine va grandir, fleurir, se faner puis se décomposer et une nouvelle graine va ensuite fleurir. La mort physique n'est alors pas une fin, elle est un cycle.

  • choisir attentivement les mots pour les plus sensibles. Attention par exemple pas de commentaire sur la souffrance si l'enfant n'en parle pas ; s'il demande si cela fait mal de mourir, on peut expliquer que ce n'est pas nécessairement le cas et qu'il existe des médicaments contre la douleur.

  • recueillir ses doutes, ses peurs, ses émotions. Et c'est un grand défi car il faut à la fois cerner si l'enfant a besoin de dire un non dit qu'il ne parvient à identifier sans pour autant le faire parler de quelque chose qu'il n'a pas pensé ! Cela suppose donc d'être attentif.

  • proposer des lectures ciblées, attention choisissez bien les illustrations car une illustration trop effrayante peut renforcer la peur de l'enfant.


Propositions de lectures pour parler de la mort avec les petits :

La mort de Stéphanie Duval, Au revoir blaireau de Susan Varley, Où es-tu loup de Sandra Dieckmann, Le jardin d'Evan de Brian Lies.


Mon enfant me demande "Pourquoi est-ce qu'on existe ?", comment répondre ?

Cette question vient en principe après celle sur la mort. Car si on est en vie, c'est parce qu'on existe, mais pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire "existe" ? Et pourquoi il y a autant d'injustices ? Et pourquoi certains pensent que les humains sont supérieurs ? Et pourquoi on pollue ? Et pourquoi il y a de la vie sur Terre ? Et pourquoi et pourquoi ? La valse des questions existentielles est ouverte !

Ces questions sont poséees de façon isolée ou en salve par tous les enfants, mais la plupart des enfants se contentent d'une ou deux réponses tandis que les petits à haut potentiel insistent souvent beaucoup, à plusieurs reprises et veulent des réponses claires et pertinentes.


Plusieurs obstacles pour répondre aux questions existentielles des petits

Le parent débutant et de bonne volonté va alors tout mettre en oeuvre pour répondre à son enfant, il va cependant se heurter à plusieurs obstacles :

  • un petit enfant peut avoir des questionnements très aboutis et pourtant ne pas avoir la maturité pour comprendre toutes les réponses, il importe là encore de s'adapter à l'enfant unique qui est face à nous et de ne pas le noyer trop vite sous un amas d'informations qu'il n'a pas encore demandées.

  • la gestion des émotions va singulièrement compliquer la réception des questionnements et informations recueillies. Découvrir par exemple que les humains ne sont pas tous respectueux de l'environnement peut littéralement choquer certains enfants quand d'autres réalisent avec consternation que certains ne semblent éprouver aucune culpabilité en commettant de grandes injustices. Les émotions peuvent être extrêmement fortes, provoquant larmes et/ou colère et angoisses.

  • il va donc être important de permettre l'expression de toutes les émotions , de les identifier et d'aider à les verbaliser. Si vous le souhaitez, nous mettons gratuitement à disposition des cartes émotions, un jeu des émotions et une boite à outils de gestion du stress.

  • les questions peuvent également sembler sans fin ou bien l'enfant peut même estimer que nous ne sommes pas suffisamment compétents pour lui répondre (on apprend très vite la modestie avec un enfant à haut potentiel).


Pour répondre aux questions existentielles d'un petit enfant, on peut :

  • lui proposer des débats avec nous ou son entourage, on peut également lui proposer des goûters philos s'il en existe à proximité de chez nous

  • l'encourager à s'investir en devenant acteur, par exemple en participant à un atelier de nettoyage de la nature, en étant co-bénévole dans un refuge animalier, etc.

  • encourager ses découvertes car celles-ci vont lui permettre de trouver du sens, par exemple en découvrant le "mystère de la vie", les montagnes et les volcans et bien d'autres clés originelles avec nos kits d'activités ou d'autres approches.

  • exploiter la piste "lectures ciblées".


Quelques propositions de lectures ciblées pour répondre aux questions existentielles des petits


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