Le TDAH confirmé par l'IRM


Longtemps, je me suis interrogée : le TDA existe-t-il ?

Pendant des années, le doute m'a régulièrement saisie : trop d'écran ? trop de sucre ? trop de limites ? pas assez de limites? pas assez de besoins respectés ?

Ces différents facteurs peuvent jouer et donner une impression de TDA. Mais, aujourd'hui, je n'ai plus le moindre doute : le trouble de l'attention (TDA) existe.


Celui-ci est d'ailleurs confirmé par l'IRM.

De premières recherches avaient révélé que 3 structures cérébrales étaient différentes : le noyau accumbens, le noyau caudé et le putamen.


Une étude publiée dans The Lancet Psychiatry et réalisée sur 1 713 personnes atteintes de TDAH (il s'agit ici du trouble de l'attention associé à l'hyperactivité- pour rappel ou information, on peut souffrir d'un TDA sans hyperactivité) en comparaison de 1 529 personnes sans TDAH à révélé que 5 zones du cerveau sont différentes. Cette étude a été réalisée par les chercheurs de l'université de Radboud aux Pays-Bas sur des individus âgés de 4 à 63 ans.

  • 5 des zones du cerveau observées étaient légèrement plus petites : le noyau caudé, le putamen, le noyau accumbens, l'amygdale et l'hippocampe. Cette baisse de volume serait liée aux "altérations structurales de certaines structures du cerveau (cortex, cervelet, ganglions de la base)." 

  • Cette différence est plus importante chez les enfants que chez les adultes.

  • Les différences au niveau de l'amygdale qui joue un rôle fondamental dans la gestion des émotions (retrouvez nos kits sur les émotions ici) expliqueraient la difficulté de la régulation des émotions pour les personnes avec TDAH.

  • Les différences au niveau du noyau accumbens expliqueraient les problèmes de motivation et des déficits dans le "circuit de la récompense". En effet, lorsque tout va bien, une action gratifiante permet de libérer de la dopamine, ce qui va amener à répéter l'action pour en consolider les traces nerveuses. C'est ce qui permet de développer la motivation pour la plupart de nos actions. 

  • Les différences dans l'hippocampe expliqueraient des difficultés d'orientation spatiale (sans doute ces fameux mouvements "n'importe quoi" faute d'avoir évalué où est l'autre) et l'identification des bons souvenirs. 

  • Les différences dans le noyau caudé impliqueraient des difficultés notamment dans le contrôle inhibiteur de l'action. 

  • Les différences dans le putamen expliquent les difficultés de régulation des mouvements. Le putamen influence également différents types d'apprentissage.

 Ces différences seraient sensiblement les mêmes, quel que soit le degré de TDAH et qu'il y ait eu traitement médicamenteux ou pas.


Cette recherche s'est centrée sur le TDA avec hyperactivité, rappelons tout de même que le Trouble De l'Attention peut ne pas être associé à l'hyperactivité. Les efforts de concentration sont tout aussi intenses.

Pour ma part, je regrette parfois de ne pas avoir opté pour une carrière de chercheuse car je m'interroge depuis longtemps sur un autre point : le TDA isolé existe-t-il ? Ou bien est-il systématiquement associé à une hyperactivité ou un trouble dys ? Dans ce cas, quelle est la vraie nature du problème ?

Si ces questionnements restent, je continue mon travail : à savoir simplement m'adapter au mieux à chacun.


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