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Faut-il un cahier de vacances ? Si oui, lequel ? Ou quelle alternative aux cahiers de vacances ?


L’été est là et les vacances approchent. En tant que parent, nous nous posons régulièrement la question : faut-il un cahier de vacances ? Si oui, comment choisir ? Si non, quelle alternative ?


Quelle est la situation de votre enfant pour savoir s'il a besoin d'un cahier de vacances ?

Avant de répondre à cette question, il importe de répondre tout d’abord à d’autres questions fondamentales, à savoir qui est votre enfant et quel est son profil « scolaire » ?

Est-il un enfant qui a besoin de vivre dans la nature ? A-t-il des passions fortes qu’il n’a pas pu explorer cette année ? A-t-il besoin de créer ? A-t-il besoin de challenges physiques ? A-t-il des envies artistiques ? Des envies de bricolages ? Est-ce un enfant qui passe beaucoup de temps dans les livres ?

Est-il réfractaire à tout ce qui est scolaire ? Est-il particulièrement découragé par les apprentissages car il mélange scolarité et apprendre, ayant oublié qu’apprendre, ce n’est pas l’exclusivité de l’école ? Est-il au contraire nostalgique des apprentissages scolaires lorsque ce sont les vacances ? A-t-il un incroyable besoin d’apprendre ? A-t-il été en grande difficulté scolaire cette année ? A-t-il eu de nombreux suivis pour réussir et ces suivis se poursuivront-ils durant l’été ?

Prenez le temps de réfléchir à tout cela avant de passer aux parties suivantes et aux « grands profils » que nous vous proposons. En effet, ne pouvant pas établir un profil personnalisé pour chacun, nous allons vous proposer plusieurs tendances.


Enfant en grande difficulté scolaire et en découragement complet pour les apprentissages

Pour cet enfant, vous avez certainement entendu « il va absolument falloir qu’il travaille cet été sinon il n’y arrivera pas, il redoublera».

Il est très probable que des suivis estivaux soient également prévus pour lui.

Certains ne diront rien tandis que les épaules d’autres s’abaisseront ou bien ils cumuleront les colères durant l’été. Et pour cause, ils en ont assez. Ils doivent toujours travailler plus que les autres, avoir des suivis et cela ne semble pas s’arrêter.

Vous allez probablement vouloir lui faire plaisir en lui choisissant un joli cahier de vacances. Pour vous faire plaisir, il acceptera souvent. Il cherchera celui qui s’affiche comme étant le plus ludique. Si en plus le cahier a de jolies gommettes et un bonus d’autocollants, il sera content… sur le moment. Car en règle générale, ces enfants en grande difficulté et découragés n’ouvrent pas le cahier en question (ou si peu) ou bien ils le bâclent… Est-ce que le cahier est complètement inutile ? Peut-être pas si l’enfant réalise quelques activités, mais il ne présentera aucun intérêt vraiment important puisque d’une part, il sera largement insuffisant pour régler les soucis rencontrés par l’enfant et d’autre part, il ne le réconciliera ni avec lui-même ni avec les apprentissages.

Mais alors que faire car cet enfant est tout de même en grande difficulté ?

Et bien tout d’abord, il serait intéressant d’alléger les suivis pour qu’il ne soit pas seulement «l’enfant en difficulté » mais tout simplement un enfant en vacances.

Le plus important est en fait de retrouver confiance en lui.

  • Aidez-le à remplir son réservoir émotionnel en lui montrant combien vous l’aimez, combien vous êtes fier de lui.

  • Aidez-le à retrouver confiance en lui en lui montrant pourquoi il peut être fier de lui. Ne complimentez pas toujours (c’est très facile de devenir dépendant des compliments, le souci étant qu’on attend ceux-ci des autres), invitez-le à reconnaître lui-même les circonstances où il peut être fier de lui.

  • Pour aider à ce développement de confiance, encouragez-le à réaliser des projets : techniques, artistiques, sportifs, nature, etc. Même un enfant dyspraxique a tout à gagner à relever ces défis, il suffit d’adapter : aucune attente pour l’art, simplement le plaisir de s’exprimer, musique ou dessin, peu importe ; bâton de marche et solides chaussures (le bâton permet une singulière économie d’énergie et aide à se retenir sur un terrain glissant), etc. Si vous le souhaitez, nous proposons de nombreux défis classés par thèmes.

  • On peut également citer les défis « nouvelles compétences en famille » où vous allez ensemble découvrir/explorer une nouvelle compétence : des tours à apprendre avec le chien de la famille, l’apprentissage d’une nouvelle langue, un type de cuisine particulier, un sport inconnu de chacun de vous (par exemple le tir à l’arc), etc. Attention ne transformez pas ce challenge familial en compétition car votre enfant à l’égo fragile pourrait bien se trouver encore une fois en situation de confiance abimée. Le challenge doit être avec soi-même (s’améliorer). L’intérêt est aussi d’échanger ses bons plans, ses idées, ses remarques, ses expériences, etc.

  • Partagez également des moments complicité où vous savourerez le bonheur d’être ensemble, de partager une sortie, de jouer ensemble, de prendre le temps de vraiment vous regarder.

En lisant nos conseils, vous remarquerez également que plusieurs situations d’apprentissage sont proposées, ce n’est en effet pas anodin car il est également important que votre enfant se souvienne qu’apprendre, ce n’est pas « souffrir », c’est aussi prendre plaisir à découvrir, s’améliorer, développer de nouvelles compétences et connaissances.


Et côté sco alors ? Plutôt que des cahiers de vacances, nous vous conseillons deux pistes si votre enfant est prêt à les suivre. Pistes à suivre en respectant son rythme car lorsqu’on ne supporte plus un plat et qu’on nous oblige à le manger encore et encore, que se passe-t-il ? On ne peut plus le « voir en peinture », parfois même cela va jusqu’à la nausée. Le seul moyen d’apprécier le plat est alors de ne pas trop en consommer et parfois de l’écarter de notre alimentation durant un temps.

Passons aux pistes :

  • Piste 1 : des fichiers ou explorations à thèmes, soit nos kits à thèmes, soit d’autres outils qui vont permettre à votre enfant d’explorer un thème qui lui plait tout en pratiquant français et mathématiques.

  • Piste 2 : des cours particuliers, mais attention, pas n’importe lesquels. Tout d’abord, il est important que la personne soit suffisamment formée car apprendre des erreurs ne l’aiderait certainement pas. Une personne qui peine à calculer ne sera pas un bon référent mathématiques tandis qu’une personne qui cumule les erreurs orthographiques ne peut pas accompagner pour le français par exemple. De plus, évitez absolument les profs « scolaires », ceux qui reproduisent exactement le modèle de l’école : votre enfant n’en peut plus de ce modèle qui ne fonctionne pas pour lui, il lui faut une autre approche, une autre façon d’apprendre. De préférence, privilégiez une personne bienveillante, patiente et qui a un peu d’humour car l’humour (jamais au détriment de l’enfant) permet de détendre bien des crispations et de créer plus vite un lien indispensable avec l’enfant (expérience vécue en tant qu’enseignante). Dans tous les cas, ne prévoyez pas des cours pour toute la période des vacances : il a besoin de souffler !

Enfant sans difficulté majeure à l’école

Si l’enfant a quelques difficultés, le plan d’action « renforcement de la confiance intra-personnelle » décrit ci-dessus est intéressant à appliquer.


Côté sco :

  • Il est possible que cet enfant veuille un joli cahier de vacances le plus ludique possible avec des paillettes, des gommettes, des étiquettes. L’utilisera-t-il ? Rien de certain. Si vous avez constaté les années précédentes qu’il complétait 4 pages et puis c’est tout, pas certain que ce soit un bon investissement. Si au contraire, il le complète assidument et bien vous pouvez bien sûr lui faire plaisir. Les cahiers de vacances sont rarement précis donc il est peu probable qu’une notion mal acquise le soit enfin, mais on ne sait jamais : un déclic peut tout changer !

  • Certains préfèreront les blocs jeux ou les points à relier (il en existe qui vont très loin dans le comptage) qui leur apporteront scolairement assez peu de choses, mais ne sont pas inutiles car, d’une part, ils leur permettent de mettre en œuvre certaines compétences et connaissances (compter, se repérer dans une grille de jeux, recherche de vocabulaire, etc.) et d’autre part, ils peuvent les amuser et occuper une partie de leur temps libre.

  • Possible également de leur proposer des petits livres à énigmes où l’enfant lit une histoire et au fur et à mesure de celle-ci, il répond à des questions.

  • Autre piste : le carnet de vacances où l'enfant raconte ses aventures estivales, ses vacances, ses projets, où il colle des images, calcule les trajets réalisés, etc.

  • Un fois encore, les fichiers à thèmes passionnent les enfants qui souhaitent suivre leurs intérêts.

  • En règle générale, pas besoin de cours particuliers pour eux. Il est plus important de profiter de leurs vacances.

Vacances à ne jamais sous-estimer car un temps sans « nez sur le guidon » permet parfois des connexions manquantes. C’est un fait particulièrement observé en instruction en famille où, lorsque l’instruction en famille est totalement respectée, le rythme personnel de l’enfant est suivi et il peut prendre du temps lorsque nécessaire. Ainsi en tant qu’ancienne maman non sco, j’ai pu constater très souvent qu’un apprentissage laissé de côté durant x temps parce que pas le bon moment était très rapidement acquis lorsque l’enfant était prêt. Finalement à trop vouloir en faire, on créé malgré soi bien des blocages. Il serait pourtant urgent de miser davantage sur la confiance tout en glissant les bons outils devant l’enfant.


Enfant ayant besoin d’apprendre plus

Pour cet enfant là, il y a fort à parier que personne ne vous aura dit qu’il « doit travailler ». Par contre, il est très probable que lui vous demandera du « travail » pour l’été.

Le premier réflexe est souvent d’investir dans un cahier de vacances et, là encore c’est du vécu, très rapidement, on constate avec désappointement que le cahier a été complété à la vitesse de l’éclair et qu’au bout de 3 ou 4 jours, il en faudrait un autre !

On peut alors se tourner vers les blocs jeux qui ou risquent d’être complétés tout aussi vite ou bien risquent de lasser. Mieux vaut évaluer au mieux le niveau de difficulté nécessaire afin d’offrir un challenge suffisant.

On peut également investir dans des livres à énigmes qu’il estimera généralement trop faciles. Cependant, certains les apprécient tout de même.


La meilleure option pour ces enfants est en fait de leur offrir des challenges suffisants :

  • fichiers à thèmes pour explorer un intérêt ou une passion

  • nouvelle langue à apprendre (seul, avec un logiciel ou un cours particulier)

  • nouvel instrument de musique à découvrir (y compris sa propre voix)

  • livre particulièrement poussé en mathématiques,

  • jeux et défis littéraires,

  • livre à écrire,

  • livres à lire

  • passion à explorer seul (et on se fiche alors que l’enfant soit « trop jeune », s’il veut tout savoir du droit par exemple et bien on lui permet de visiter des sites sérieux et de lire des ouvrages de droit). Selon son âge et surtout sa capacité à gérer Internet, on peut même l’encourager à s’inscrire sur un site professionnel ou semi-professionnel pour échanger avec d’autres personnes qualifiées.

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