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Mon enfant s’ennuie à la maternelle, que faire ?

Dernière mise à jour : 27 mai 2023


Votre enfant s’ennuie en classe, il dit qu’il n’apprend rien ; son enseignant dit qu’il n’écoute pas, qu’il rêve en classe, qu’il n’en fait « qu’à sa tête » et/ou qu’il perturbe la classe.

Plusieurs raisons possibles et plusieurs réponses possibles.


Besoin de bouger et de jouer

A l’âge de la maternelle, les besoins de jouer, de bouger, d’explorer avec son corps sont particulièrement essentiels.

C’est la raison pour laquelle différents espaces sont prévus dans une classe de maternelle. L’enfant peut ainsi bouger et vivre des temps de jeu.

Cependant d’une part, l’espace souhaité par l’enfant peut être occupé et d’autre part, ce temps peut ne pas lui suffire. La gestion « temps d’occupation » peut être travaillé en amont avec l’enfant en l’encourageant à s’intéresser à d’autres activités et en lui expliquant qu’il s’agit aussi d’apprendre à partager des ressources communes. Toutefois si le souci est récurrent, il est intéressant d’en discuter avec l’enseignant en lui suggérant par exemple l’utilisation d’un timer ou d’étiquettes noms afin que ce ne soient pas toujours les mêmes qui restent dans l’espace convoité.


Le temps de jeu et de mouvement peut cependant être beaucoup trop court pour bien des enfants. Suffisamment d’activités pédagogiques ludiques ou permettant à l’enfant de manipuler permettent à une partie des enfants de mieux s’y retrouver.

Enfin, il est possible de demander un aménagement de présence scolaire la première année d’instruction obligatoire (uniquement l'après-midi) ou l’autorisation pour pratiquer l’instruction en famille (entre le 1er mars et le 31 mai de l’année précédente, sauf cas très particuliers) afin de mieux répondre aux besoins de l’enfant.


Besoins primaires non respectés

Un enfant fatigué, qui n’a pas assez dormi, ou bien un enfant qui a faim éprouve très souvent des difficultés à rester attentif.


Il est donc important de veiller à ce qu’il dorme suffisamment en se couchant assez tôt (en moyenne le temps de sommeil est de dix heures pour un petit de maternelle, plus pour certains, moins pour d’autres ; le seul moyen de comprendre le besoin de votre enfant est d’observer son rythme naturel). Néanmoins, obliger à aller au lit au mauvais moment est le meilleur moyen de se heurter à une « crise du coucher ». Nous avons en fait des cycles de sommeil variant entre 1h30 et 2h15, le meilleur moment pour un sommeil rapide est de se coucher à la fin d’un cycle. Si vous le faites avant, vous allez tourner en rond dans votre lit sans pouvoir dormir et en vous énervant, c’est la même chose pour votre petit. Observez : il se frotte les yeux, bâille, c’est la fin d’un cycle donc le bon moment pour aller au lit. Plus qu’un coucher fixe à 8 heures par exemple, il vaut mieux se fier à ces signes et son rythme unique pour un sommeil efficace et sans crise. Les petits rituels du soir facilitent encore le coucher.


D’autre part, certains enfants n’ont pas faim en se levant. Dans ce cas où il convient d'avancer l’heure du réveil afin que la faim ait le temps de pointer son minois ou bien il faut prévoir un goûter du matin suffisant ou bien l’école prévoit un encas le matin pour ceux qui n’ont pas réussi à petit déjeuner. Ce n’est pas le cas dans son école ? Parlez-en aux délégués et enseignants : votre enfant n’est certainement pas le seul dans cette situation.


Besoins émotionnels

Le tout petit a souvent un grand besoin d’être rassuré, ce n’est pas pour rien si chez tous les mammifères, les petits restent longuement près de leur maman ou leurs parents. Vulnérables et fatigables, ils ont tout à apprendre. De plus, le petit enfant peine à gérer ses émotions et il peut rapidement être affecté par tel ou tel évènement.


Il est également particulièrement sensible à ce qui l’entoure, c’est encore plus vrai pour les hypersensibles. Le chagrin d’un autre enfant peut alors devenir le sien. Le stress de ses parents peut également l’affecter.


Il importe cependant de ne pas tomber dans le piège « enfant stressé, c’est la faute du parent stressé ». Un enfant est un individu à part entière et il peut tout simplement ne pas se sentir prêt à entrer à l’école pour différentes raisons. Peur de grandir, peur de ne plus être le « bébé de ses parents », peur de ne pas y arriver (le perfectionnisme fuse parfois très tôt), enseignant qui a trop d’attente ou qui manque d’imagination (un exercice réussi autrement n’est pas toujours un exercice « raté »), etc.


Dans la plupart de ces situations, l’objectif premier est alors de le rassurer en créant des routines, en lui permettant d’avoir un objet et/ou un petit rituel rassurant.


Et lorsque c’est possible, il convient parfois d’attendre un peu que l’enfant soit prêt. Prendre un bon départ est le meilleur moyen d’arriver au port dans les meilleures conditions possibles.


Besoins particuliers

D’autres besoins plus particuliers peuvent également être en cause, il s’agit notamment :

  • De problèmes de vue : difficile de se concentrer et de prendre plaisir à ce qu’on fait si les images sont floues.

  • De problèmes d’audition : de la même façon, difficile de se concentrer et de répondre correctement si on n’entend pas correctement.

  • De problèmes sensoriels : certains enfants ont une hyper sensorialité particulièrement forte, celle-ci peut concerner un seul sens ou plusieurs (vue, ouïe, odorat, toucher dans un cadre scolaire). Dans ce cas, plusieurs pistes peuvent être explorées : casque anti-bruit, éviter les endroits où les reflets sont forts (vitres, luminaire, etc.), demander à limiter les contacts tactiles, éviter les odeurs fortes. Idéalement l’enfant a également besoin d’un espace avec peu de sollicitations sensorielles afin de pouvoir se reposer de temps à autre (petite tente ou lieu de repos par exemple). Ces besoins ne sont encore pas très bien compris et il est souvent difficile de le faire à l'école, certains enfants auront alors besoin d’une scolarité adaptée ou d’apprendre à la maison.

  • D’un TDA (trouble du déficit de l’attention) : à 3 ou 4 ans, aucun diagnostic ne sera cependant posé (car beaucoup de petits ne sont tout simplement pas encore prêts à réguler leur attention), l’enfant sera pourtant en difficulté et éprouvera des difficultés à se canaliser s’il est en plus hyperactif.

Un diagnostic sera donc parfois nécessaire pour prendre en compte les particularités de l’enfant.


Insatiable curiosité, besoin d’apprendre plus

Certains enfants ont, quant à eux, besoin d’apprendre plus. Ils n’en peuvent plus des exercices qu’ils estiment répétitifs et ennuyeux. L’enseignant se plaint souvent qu’ils modifient la consigne, c’est un moyen pour eux de créer un nouveau challenge pour « tenir ». La première piste est donc de permettre cette modification, appropriation de consigne.


La seconde piste va être d’accélérer : si l’enfant va plus vite, il a besoin de pouvoir aller à son rythme et cela vaut aussi pour la lecture (notre méthode complète est à retrouver ici). Si l’enfant est prêt psychologiquement et intellectuellement, il vaut mieux répondre à sa demande, certains se bloquant sinon ensuite.


Accélérer répond partiellement à ses besoins car l’enfant curieux a besoin de plus, il a besoin d’explorer plus loin, besoin de se « nourrir » plus encore. C’est ainsi qu’une petite fille de 4 ans avait dévoré notre kit Pyramides (pour ce thème aucun niveau maternelle, la maman avait opté pour un cycle 2), puis elle avait ensuite discuté avec la responsable de sa bibliothèque afin de poursuivre son intérêt via de nouvelles lectures et en lui posant des questions pointues avec des termes précis. Ne sous-estimons pas les capacités des petits passionnés, ils adorent découvrir, c’est pourquoi le Monde de Mei et Noé propose des kits d’activités particulièrement riches et un programme complet.


Il importe également de répondre à son besoin de créer car un enfant curieux a généralement besoin de s'approprier ce qu'il fait et de créer : musique, bricolage, invention d'histoires, art plastique, etc. Laissez-le libre d'imaginer ses propres projets et s'il est très demandeur, proposez-lui par exemple notre abonnement créatif.

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